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Exploitation des enfants: une dure réalité en République de Guinée

A l’image de ce qui se passe dans plusieurs pays africains, l’exploitation des enfants demeure une réalité préoccupante en République de Guinée où les victimes dont l’âge varie entre 10 et 15 ans sont généralement utilisées pour faire des activités informelles dans les rues et trottoirs de Conakry, a constaté sur place votre quotidien en ligne echosdeguinee.net à travers une de ses collaboratrice qui était sur le terrain.

Plusieurs enfants guinéens sont exposés à des risques énormes dans les rues de Conakry où ils sont envoyés par leurs parents pour revendre des sachets d’eaux ou des galettes aux usagers de la route. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, pendant que certains se plaignent des embouteillages, d’autres s’en réjouissent à cause des recettes journalières réalisées. Car, c’est quand les voitures stationnent en fils que ces enfants profitent pour revendre leurs marchandises afin de rapporter les recettes de vente à leurs parents, préoccupés par leur faible niveau de vie, souvent situé au dessous du seuil de la pauvreté.

Aujourd’hui, on est encore en droit de se demander pourquoi alors mettre un enfant au monde quand on sait qu’on n’a pas les moyens de le nourrir et de l’instruire comme les autres ? Si chaque parent se souciait du bien être de son enfant, on aurait évité un tel grand nombre d’exploitation.

Par ailleurs, le gouvernement aussi a sa part de responsabilité. Les autorités guinéennes n’ont pas une vraie politique pour faciliter la vie aux enfants. Le gouvernement au lieu de venir en aide à ces milieux d’enfants qui en ont besoin, préfère leur tourné le dos. Quel gouvernement se fixe pour objectifs de construire des écoles, prendre en charge tous les enfants abandonnés et de veiller à leur bien être?

A signaler que l’exploitation des enfants est aujourd’hui, un problème majeur en République de Guinée. Et pour lutter contre ce problème dont souffrent les enfants, tous les parents doivent se battre  en assumant leur responsabilité, avec l’aide du gouvernement. Reste à savoir si le gouvernement va prendre des dispositions pour mettre fin à ce problème qui concerne toute la population.      

Mariama Saroudia Barry

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