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Guinée : les travaux des 46èmes Assises de l’Union de la Presse Francophone lancés

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Maître Cheick Sacko a procédé Conakry, mercredi, 22 novembre 2017, au lancement des travaux des 46èmes  Assises de l’Union de la Presse Francophone (UPF) en présence de 311 participants venus de 48 pays de l’espace francophone, a constaté sur place un reporter de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net qui a suivi la cérémonie.

Il est revenu au président de la Section guinéenne de l’UPF, Ibrahima Koné de prononcer le discours inaugural des 46èmes Assises de la Presse Francophone.

« Les assises annuelles de l’Union de la Presse Francophone (UPF) sont toujours des moments fructueux d’échanges et de discussions entre professionnels sur les questions essentielles de développement et de promotion des médias, mais aussi des conditions de travail de ceux qui exercent ce métier de journaliste. De nos profondes et pertinente réflexions à l’accoutumée ont toujours germées des grandes idées qui ont contribué à poser de nouveaux jalons ayant favorisé le meilleur enracinement de notre union dans le paysage médiatique mondial. Nous sommes d’avance convaincus que le rendez-vous de Conakry sera sans ambages inscrit en lettres d’or dans les anales de l’histoire de l’Union de la Presse Francophone. Le thème centrale : « journalisme, investigation et transparence » en dit long sur les préoccupations de la presse en général. Par expérience, la corporation est souvent confrontée à des épreuves incongrues provoquées par ceux-là qui se nourrissent des fausses illusions sur le rôle de la presse ou ceux qui se donnent trop de zèle pour agir au nom des hiérarchies, en mettant le patron dans le haut de la presse. La liberté de la presse ne peut plus être une utopie. En dépit des entraves que les journalistes rencontrent parfois, tous sont motivés pour un seul idéal. C’est ce que cela nous recommande : la déontologie. Nous ne sommes nullement ennuyants. Etre journaliste, c’est avoir la ferme conviction de changer positivement le monde, surtout de contribuer à la reconversion des mentalités, en protégeant le plus faible devant le fort et en les exhortant à respecter le droit le droit de l’un et le droit de l’autre. Faire de la cohabitation un sacerdoce dans un monde où le respect mutuel tient aussi des balises, des fondamentaux de nos valeurs morales » a déclaré le président de l’UPF-Guinée.

Pour sa part, le président international de l’UPF, Madiambal Diagne a exprimé le soutient de son organisation à la presse guinéenne contre les pouvoirs publics.

« Nos Assises s’ouvrent dans un contexte de tension entre les médias guinéens et les pouvoirs publics. Le soutien de notre organisation, à l’endroit de nos confrères et consœurs qui sont confrontés à des entraves au libre exercice de leur profession, ne saurait souffrir d’aucune équivoque. Nous avons déjà appelé le gouvernement, les instances de régulation des médias guinéens et l’ensemble des journalistes guinéens, à faire montre d’ouverture, afin de juguler ces heurts qui ne peuvent pas accompagner l’avènement d’un processus démocratique. Il n’en demeure pas moins que toutes violences, exercées à l’encontre de journalistes, nous heurtent et ne sauraient être acceptables pour l’UPF » a-t-il prévenu.

Dans son intervention de  circonstance, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Maître Check Sakho a rappelé à la presse guinéenne le respect rigoureux de la loi.

« La presse guinéenne a également son histoire. Celle émaillée de haut et de bas dans la recherche constante de liberté et de la professionnalisation du métier du journalisme. N’importe qui ne peut pas devenir journaliste. C’est un métier qui s’apprend avec ses cordes et sa déontologie. J’insiste la dessus, c’est très important. On ne peut pas se lever comme ça et dire que je suis journaliste et raconter du n’importe quoi. Je salue donc les professionnels que vous êtes. Les lois organiques relatives à la liberté de la presse et aux attributions et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication (HAC) sont des instruments qui s’inscrivent dans les mœurs et le strict respect de l’éthique et de la déontologie du métier. En conformité avec le thème central de vos Assises : journalisme, investigation et transparence, je voudrais vous confier que la Guinée ne fera aucun mystère de ses réalités. Le gouvernement a entrepris des reformes   courageuses pour l’émergence d’une nation soucieuse de son avenir et consciente des vicissitudes liées aux contraintes de l’économie mondiale. C’est pourquoi, une presse responsable est indispensable. Sa mission d’informer et de sensibiliser à tout instant fait d’elle la croie de transmission entre gouvernants et gouvernés. J’en appelle donc à la conscience professionnelle de tous les acteurs potentiels de cette corporation pour le respect du contenu des instruments juridiques qui régissent le fonctionnement et l’exercice de ce noble métier. Je ne doute point que des conclusions heureuses seront issues des trois d’intenses réflexions et d’échanges que vous aurez à mener autours des questions importantes sur l’investigation et la transparence dans l’exercice du métier du journalisme » a déclaré le garde des Sceaux, au nom du gouvernement guinéen.

Diallo Idrissa pour echosdeguinee.net

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