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Transport: des travailleurs de la SOTRAGUI emprisonnés à Conakry

Le bras de fer entre travailleurs de la SOTRAGUI et l’Etat commence à prendre une nouvelle tournure. Hier lundi, cinq travailleurs ont été mis aux arrêtés et placés en détention par la Gendarmerie. 

Tout est parti d’une visite annoncée du chef de l’Etat dans les locaux de la SOTRAGUI. Les travailleurs de la société de transport, longtemps dans la galère y voyaient une  occasion franche d’expliquer au Président de la République les maux dont ils souffrent. Ils se sont alors mobilisés en nombre pour attendre le président de la République, mais celui -ci ne viendra finalement pas. C’est plutôt le ministre des transports Oyé GUILAVOGUI qui est venu en lieu et place d’Alpha Condé. Ce qui a irrité nous dit-on, la colère  du personnel de la société de transport en commun.

« On attendait le président de la République mais entretemps, on a vu le ministre sortir. C’est ce qui a provoqué la colère des travailleurs. Les  gendarmes ont commencé alors  à tirer du gaz lacrymogène, accusant un des travailleurs d’avoir tapé le véhicule du Directeur par intérim. Ils ont réussi à prendre cinq personnes parmi nous pour les emprisonner, malgré la résistance des travailleurs », relate Ousmane Kaltamba, contrôleur fraude à la SOTRAGU.

Des travailleurs de cette entreprise qui disent n’avoir pas reçu leur salaire depuis quatre mois, estiment que c’est le ministre Oyé GUILAVOGUI qui est à la base de leur calvaire. Le ministre les aurait non seulement privé l’accès à la cour de l’entreprise, mais il serait complice d’autres faits graves.

« Tenez-vous bien, cette histoire entre nous et le ministre ne date pas d’aujourd’hui. C’est pourquoi on a dit qu’on a plus affaire avec lui. Il a monté un groupe contre les syndicalistes qui sont élus. On a même constaté que les anciens bus sont découpés et transportés ailleurs, même les gentes ne sont pas épargnées et personne d’entre nous n’a été associé à ça. Voilà les faits et vous pouvez les vérifier en tant que journaliste », révèle Algaly Sylla, chargé des négociations aux conflits (USTG/ SOTRAGUI).

Au moment où nous mettons sous presse cet article, des négociations étaient engagées par les syndicalistes pour la libération des détenus. S’ils n’obtiennent pas gain de cause, ils promettent d’investir le ministère de tutelle dès demain pour exiger la libération de leurs amis.

Mamadou Bhoye Bah

 

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