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Crise dans le secteur de l’éducation: le ministère droit dans ses bottes

Le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a animé ce mardi 30 janvier 2018 à la maison commune des journalistes,  à Coleyah, un point de presse  qui a tourné au tour de la crise que traverse le département depuis la fin de l’année 2017, le 12 novembre précisément.
L’élection du camarade Aboubacar Soumah à la tête du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée et la détermination de celui-ci à poursuivre la grève suspendue en novembre dernier dès après les élections communales ne laissent pas le département de l’éducation insensible. Ce vendredi, il a rencontré les hommes de médias pour en parler.
Seny Sylla, conseiller chargé des questions pédagogiques, a précisé que le département n’est pas contre une grève pourvu que les initiateurs respectent les règles en la matière. « Je dois vous dire que Monsieur Soumah qui est un agent de l’État a bénéficié d’une promotion à travers un décret le nommant directeur préfectoral de
l’éducation de Dinguiraye. Il a refusé d’y aller contrairement à ses collègues qui ont été nommés en même temps que lui.  C’est ce qui a obligé le département à le mettre à la disposition du ministère de la
fonction publique qui est l’employeur de l’État. Il était autour de la table des négociations lorsque le syndicat et le gouvernement avaient signé l’accord de 2017. C’est maintenant qu’il veut remettre cet accord en cause et déclencher des mouvements sans respecter la procédure normale. C’est ce que nous déplorons au niveau du ministère».
Parlant du congrès tenu vendredi passé à la suite duquel Aboubacar Soumah a été élu secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, il affirme que l’inspection général du travail n’a pas validé ce congrès. Parce que dit-il le camp de Soumah n’a pas respecté les règles. C’est pourquoi il demande aux enseignants de soutenir les gens mais dans la légalité en précisant que le protocole d’accord tripartite signé en 2017 a été respecté par le gouvernement. « La démarche  de Soumah est illégale et les gens le soutiennent aveuglement. C’est pourquoi nous sommes en train de sensibiliser nos agents sur le terrain afin de les faire comprendre c’est quoi une grève normale », explique Mohamed Ansa Diawara,  deuxième porte-parole du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.
Acculé par la justice et ses anciens collaborateurs, Aboubacar Soumah de son côté ne fléchi pas. Il veut aller jusqu’au bout des revendications.  Le fossé se renforce davantage entre les deux camps. Reste à  savoir jusqu’où ira cette crise qui a provoqué des pertes en vies humaines et plusieurs autres dégâts en novembre passé ?

Mamadou Bhoye Bah

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