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Actualité – Insécurité: quand la société civile guinéenne est empêchée de marcher sur son itinéraire pour dire halte à la criminalité

Initialement prévu, du palais à la primature, finalement la marche des acteurs de la société civile guinéenne a connu une toute autre direction ce jeudi à Conakry.

C’est pour dire non à l’insécurité et à l’impunité en République de Guinée que la société civile a initié une marche de protestation allant du palais du peuple jusqu’à la primature. Mais fort malheureusement, les autorités avaient dors et déjà interdit cette manifestation sous prétexte qu’il n’était  pas nécessaire d’organiser des mobilisations humaines en cette période d’Ebola (Mdr).
Une interdiction réitérée et appliquée à la lettre par les forces de l’ordre ce jeudi. Elles ont barricadé toutes les issues de l’esplanade du palais du peuple et ont même demandé aux marcheurs de quitter les lieux tout en leur interdisant également qu’ils se dirigent vers la cité administrative (le centre-ville).
«On ne veut pas voir quelqu’un ici. Avancez, vous allez là-bas. Y a pas de regroupement ici. S’il vous plait allez-y on ne veut pas brutaliser quelqu’un vous n’êtes pas venus pour ça» disait un colonel de la gendarmerie sur place.
Malgré tout la centaine d’acteurs de la société civile ne baissent les bras. Sans même tenter de  braver la décision de l’officier, les marcheurs changent immédiatement d’itinéraire en se dirigeant vers le département de la sécurité dont le patron est Mohamoud Cissé
«Agir pour la paix et le développement de la Guinée ! Halte à l’insécurité ! Oui à la justice » sont entre autres slogans qu’on peut lire sur les banderoles. Oralement le slogan scandé est « citoyen, citoyen à bas l’insécurité».
Arrivée à quelques mètres du Ministère de la sécurité au quartier Coléah, une importante équipe policière sous les ordres du colonel Ansoumane Camara alias Bafoué a érigé un cordon sécuritaire. Là également les marcheurs sont stoppés sans heurts dans l’ensemble même si leurs banderoles leur ont été retirées.
Très remonté   Dansa Kourouma, président du CNOSCG  hausse le ton sans langue de bois. «Ce n’est pas pour affronter, on a fait cette marche pour que notre voix soit entendue. Mais on est capable de faire autre chose plus que ça. La manifestation a été interdite, empêchée et étouffée. C’est une manifestation pacifique, nous avons pris la garantie qu’il n’y aura pas de débordement. J’étais obligé de demandé aux jeunes de Bambéto de rebrousser chemin pour que ce soit une manifestation sélective de la société civile».
C’est finalement à la maison de la presse que la marche a pris fin.

Alpha DIALLO
00224 662 271 564

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