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Crise sociale : Amadou Damaro Camara indexe les opérateurs économiques

L’actualité guinéenne est dominée depuis le 1er juillet dernier par la crise sociale née du dernier réajustement du prix des produits pétroliers. Une hausse de 25 % qui a provoqué la colère des acteurs de la société civile et les syndicats qui multiplient les actions pour protester contre la décision « unilatérale » du gouvernement. Les explications avancées par le pouvoir pour justifier cette augmentation n’ont pas trouvé d’échos favorables chez les partenaires sociaux réunis dans le mouvement « Les Forces Sociales ». Mais, le parti au pouvoir approuve la démarche du gouvernement et fustige les agissements de certaines personnes qui tirent les ficelles. C’est ce qui ressort d’une sortie médiatique d’un député du RPG AEC.

Pour le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Amadou Damaro Camara, cette augmentation est raisonnable. Il estime d’ailleurs que les manifestations sont financées par des gens qui tirent les ficelles.

Selon honorable Damaro Camara qui s’est exprimé sur les antennes de la radio Espace dans l’émission Espace Expression de ce lundi 16 juillet, Les Forces Sociales sont financées par des opérateurs économiques dont les intérêts sont menacés par cette hausse. Car dit-il ceux-ci ne peuvent plus exporter le carburant dans les pays limitrophes  dès lors que la Guinée pratique les mêmes prix qu’eux. «  Vous croyez très sincèrement que quelqu’un qui faisait sur chaque citerne 142 millions et qui est sur le point de les perdre ne le fera pas ?  Il y’ a des opérateurs économiques qui ont des stations tout au long des frontières. Ce sont eux qui tirent les ficelles. Ce sont des opérateurs économiques qui financent les manifestations des Forces Sociales », accuse le président du groupe parlementaire RPG AEC sans tout de même citer des noms.

Une accusation démentie par le président du GOHA (Groupe Organisé des Hommes d’Affaires). Pour Cherif Abdallah, les opérateurs économiques qui sont dans les Forces Sociales se battent pour obtenir le retour du prix du litre à 8.000 GNF à la pompe et rien d’autre.

Bhoye Bah

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