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Echos du Monde – Yémen : une Française travaillant pour la Banque mondiale enlevée

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mardi l’enlèvement d’une Française et de son accompagnatrice dans Sanaa, la capitale.

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mardi l’enlèvement à Sanaa d’une ressortissante française travaillant pour le compte d’une organisation internationale. « Nous demandons que sa libération intervienne dans les meilleurs délais, nous cherchons à la localiser », a déclaré François Hollande devant la presse, en précisant que cette femme était âgée de 30 ans et travaillait pour la Banque mondiale. « Tous nos services sont mobilisés pour localiser et obtenir la libération rapide de notre compatriote », indique pour sa part un communiqué du Quai d’Orsay. « Le centre de crise du Quai d’Orsay est en contact avec sa famille », a ajouté le ministère dans son communiqué.

Une source des services de sécurité yéménites a précisé que la Française avait été enlevée mardi matin dans le centre de Sanaa par des hommes armés non identifiés. Selon cette source, la Française a été interceptée par ces hommes armés avec son accompagnatrice yéménite alors qu’elles se trouvaient à bord d’un taxi. Les deux femmes ont été conduites vers une destination inconnue.
 
 

La capitale du Yémen est actuellement contrôlée par les miliciens chiites houtis. Le pays vit dans une situation instable depuis plusieurs semaines. La France et d’autres pays comme les États-Unis ont fermé leur ambassade et appelé leurs ressortissants à quitter le pays. « Compte tenu de la dégradation des conditions sécuritaires au Yémen, nous renouvelons avec insistance la recommandation faite il y a déjà deux semaines à tous nos compatriotes de quitter au plus vite le pays », a rappelé le Quai d’Orsay ce mardi. Les intérêts français au Yémen avaient été pris en charge en début de mois par la représentation marocaine dans le pays. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, le Maroc s’étant depuis aussi retiré du Yémen. Paris étudie actuellement les possibilités de représentation, selon des sources diplomatiques.

Attaques de drones américains

Le président yéménite Abd Rabbo Manour Hadi, retenu un temps à Sanaa mais désormais libre de ses mouvements et protégé par ses partisans à Aden (Sud), revendique son statut de chef d’État légitime face à la milice chiite qui contrôle la capitale, au risque d’accentuer les divisions du pays. Dès son arrivée à Aden, il a déclaré assumer ses fonctions et a qualifié de « nulles et non avenues » toutes les mesures prises par les Houthis. Six monarchies sunnites du Golfe – Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman, Qatar, Koweït – ont salué la fuite de Abd Rabbo Manour Hadi de Sanaa, évoquant « un pas important qui affirme sa légitimité ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait déjà sommé le 16 février les Houthis de « retirer leurs forces des institutions de l’État » et de « céder le contrôle des institutions gouvernementales et de sécurité ». Les États-Unis avaient également dès le 7 février rejeté la création par les Houthis d’un « Conseil présidentiel » pour remplacer Abd Rabbo Manour Hadi, qui était un allié de premier plan de Washington dans la lutte contre al-Qaida, cible d’attaques de drones américains au Yémen. S’exprimant devant des parlementaires américains, le secrétaire d’État John Kerry a affirmé ce mardi que le soutien apporté par l’Iran aux Houthis avait « contribué » à leur avènement et à la chute du gouvernement yéménite en janvier. L’appui que Téhéran a fourni aux miliciens chiites s’est avéré « crucial », a-t-il dit, ajoutant toutefois que les Iraniens avaient aussi été « surpris par les événements » et qu’ils « souhaitent que s’instaure un dialogue national ».

Source: Le Point / AFP

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