Economie

Inde : séjour de travail d’une délégation guinéenne dans le cadre de l’identification biométrique

Dans le cadre de l’identification biométrique des futurs bénéficiaires de l’Agence Nationale d’Intégration Économique et Sociale (ANIES), une délégation guinéenne composée des membres de l’équipe technique de mise en place de la structure s’est rendue cette semaine en Inde pour étudier le dispositif de l’Aadhaar, la plus grande base de données biométriques au monde (1,23 milliard de personnes), pour la réalisation de laquelle l’Inde s’est appuyée sur l’opérateur retenu par l’ANIES pour son processus d’identification des bénéficiaires.

L’on se rappelle que les 2 et 3 juillet 2019, un atelier a réuni à Conakry de membres de l’équipe technique de mise en place de l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES), ainsi que des représentants de l’entreprise IDEMIA.
Cet atelier avait pour objectif de faire converger les points de vue techniques de l’ANIES et de l’entreprise IDEMIA qui a été retenue pour les besoins de la cause, suite à un appel d’offre lancé il y a quelques mois.
IDEMIA est une entreprise multinationale française, leader mondial du secteur de la biométrie. Elle est présente dans 180 pays, dont  le Bénin, le Mali, le Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud.
« IDEMIA est l’entreprise qui a réalisé le dispositif de l’Aadhaar en Inde. C’est la plus grande base biométrique au monde (1,23 milliard de personnes). Dans ses exigences, l’ANIES recherchait un opérateur à la pointe de la technologie et avec une expertise avérée au plan international,  ce qui est le cas d’IDEMIA», a souligné Ansoumane Camara, Conseiller Spécial du Premier ministre.
Dans son discours de circonstance, la directrice générale de l’ANIES, Sanaba Kaba, a rappelé la vision de ce programme.  Inscrite parmi les grandes priorités gouvernementales, l’ANIES contribuera à un meilleur partage de la prospérité économique. L’objectif de l’ANIES est de redistribuer 2% du PIB de la Guinée (soit 126 millions de dollars américains à partir de cette année), notamment sous la forme de transferts monétaires.
Le processus  d’identification biométrique permettra de sécuriser les identités et les paiements en faveur des plus vulnérables. Une expérimentation sur un échantillon de 400 000 personnes débutera dès le mois de septembre 2019, avant une généralisation progressive à partir de mars 2020 aux 5 millions de guinéens.

 

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