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Journée culturelle du Fouta Djallon à Labé: deux objets remarquables de la coiffure des peuhls célébrés

Deux objets remarquables de la coiffure des peuls, le puutoru (bonnet traditionnel) et les jubaadhe (cimiers), ont été célébrés ce samedi, 15 décembre 2018, dans la commune urbaine de Labé, à l’occasion de la première édition de la journée culturelle du Fouta Djallon, rapporte un reporter de votre quotidien en ligne echosdeguinee.net en poste dans la région.

Cet évènement culturel qui était rehaussé de la présence de l’ambassadeur de l’Angola en Guinée a été initié par le Musée du Fouta Djallon administré par la poétesse peule, Hadja Zéïnabou Koumanthio DIALLO.
« Nous avons constaté que ces deux savoirs faire traditionnels sont en train tout simplement de disparaître, parce qu’on ne les consomme pas comme on devrait. Aussi, pour permettre aux gens, dans un échange, de comprendre les origines du puuto et des jubaadhe. Depuis quand nos arrières parents ont commencé à les porter. Il est également question d’aider la jeunesse à mieux comprendre que le puutooru n’est pas l’apanage d’un homme ou d’un parti politique. Mais, c’est plutôt un élément de notre patrimoine culturel qui est à préserver et à promouvoir » a expliqué Hadja Koumanthio Diallo, directrice générale du Musée du Fouta Djallon.

Hadja Koumanthio, Musée du Fouta

Cette initiative intervient au moment où certains observateurs estiment que les nouvelles générations ont tendance à dévaloriser le puuto, savoir faire traditionnel hérité de nos ancêtres.
« Normalement, n’importe qui ne porte pas le puuto. C’est une coiffure destinée aux personnes sages. Il y avait ce qu’on appelait le Darooru, un bonnet blanc qu’on faisait porter seulement aux jeunes initiés. Mais, pour porter le puuto, il fallait être Cerno, maîtriser le Coran ou être d’une certaine hiérarchie de la société » précise notre confrère, Isamaïla Mosquée DIALLO, de la radio rurale de Labé et membre du comité scientifique du Musée du Fouta Djallon.

Ismaïla Mosquée DIALLO, radio rurale Labé

Cette première édition de la journée culturelle, encore appelée Nialaandé Martaba consiste désormais à organiser le 15 décembre de chaque année des retrouvailles pour célébrer des savoirs faires traditionnelles de la région qui sont en disparition.
DIALLO Idrissa

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