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Echos des Régions – L’abatoir de Labé désormais à l’ère du temps

Après des  sévères critiques  d’une certaine presse, la coopérative des bouchers profite pour changer certaines choses qui semblent salutaires aux yeux du citoyen.

Après des  sévères critiques  d’une certaine presse qui ont visé le service de l’abattoir de Labé concernant les conditions de travail (abatage, transport de viande à la boucherie régionale ou les conditions d’hygiènes), la coopérative des bouchers a su profité pour changer certaines choses qui semblent salutaires aux yeux du citoyen.
Pendant longtemps l’abattoir s’est plaint pour le manque de camion de transport de viande en tout respect des conditions d’hygiènes. Ce désagrément n’est plus qu’un  lointain souvenir. Désormais un camion frigorifique est obtenu par le concours de tous et pour le bien-être des populations. Le responsable de l’abattoir Docteur Kalifa Diallo revient sur ce qui a permis l’acquisition du joyau. <<Beaucoup de facteurs ont prévalus à ce changement premièrement je vous avais dis lors de votre dernier passage ici qu’on avait des promesses pour trouver un camion frigorifique à travers les ressortissants de Labé qui sont à l’étranger; ensuite votre intervention sur les antennes de la radio ESPACE a intéressé tout le monde finalement ce sont les citoyens de Labé même qui ont appelé nos parents de partout pour demander l’aide à avoir ce camion, troisièment il a fallu la persévérance du comité de gestion qui s’est battu pour débloquer la situation. Il faut préciser que ce camion n’est pas acquis gratuitement nous l’avons acheté. Nous avons versé une première partie de son prix, le reste nous sommes entrain de le chercher comme le transport n’est pas gratuit, chaque boucher paye le prix du transport de ses carcasses. C’est ce qui est collecté et versé au propriétaire du camion.
Autre réalité palpable dans cet abattoir, les bêtes destinées à l’abatage s’acquièrent dans des conditions difficiles et parfois dans des lieux très loin  ou isolés du centre urbain. Docteur Kalifa poursuit <<l’approvisionnement des animaux au niveau des marchés à bétails pose des problèmes parce que Labé n’a pas un grand marché à bétails donc les opérateurs vont dans les marchés de Matakaou dans Koubia ; Konah dans Tougué, Thiaguel bori dans Lélouma ou à kankalabé dans Dalaba. C’est là bas qu’il payent les animaux ils remplissent toutes les formalités au niveau des services de l’élevage ensuite ils louent un camion pour amener ces bêtes à Labé donc ça fait énormément de dépenses>> .
A l’abattoir le répondant des bouchers énumère certaines obligations liées à l’abatage de tout animal ; ce chapelet d’obligation est géré par un service technique. Mboune Oumar Paraya  président des bouchers par intérim souligne: <<à l’heure actuelle nous avons un service technique que la direction de l’élevage a délégué. Ils sont là pour contrôler la qualité de la viande, pour voir s’il n’y a pas d’anomalies pas de maladies et s’il n’y a pas de parasites si rien ne fait défaut on nous autorise à faire l’abatage pour procéder à la vente de la viande. Ils sont rigoureux dans le contrôle et rejettent tout animal mal sain ou d’origine douteuse>> .
Ce service est dirigé par 2 femmes Mme Koumba Mara est chargée de vérifier l’adéquation entre l’identité des animaux sur papier à la bête physique destiné à l’abatage: <<le matin on reçoit les animaux convoyés par les apprentis bouchers on procède au contrôle qu’on appelle inspection sur pied on nous présente les papiers les cartes de tatouage, on vérifie le numéro qui est sur l’oreille de l’animal et ce qui est sur la carte si tout est conforme on fait passer mais il y a certains villages aussi ou il n’y a pas de carte à ce niveau ils font des papiers signé par le district, le président de la CR et le vétérinaire qui est sur place le plus souvent c’est un papier écrit en arabe on décrit bien l’animal si c’est une femelle ou male ; l’âge tout ça là ; si tout est conforme on fait passer à défaut on rejette .
Et l’autre femme gère la santé de l’animal: je me nomme Mme Halimatou Baldé  médecin vétérinaire pour qu’un animal soit abattu ici on regarde s’il dispose d’un bon état de santé ; la performance de l’animal si toutes les conditions requises sont là on autorise l’abatage à défaut on renvoi au traitement d’abord surtout en cette période où une épidémie circule dans le pays.

Au-delà de cet aspect d’autres difficultés demeurent, c’est par exemple le manque de véhicule de transport  pour les bouchers de la ville vers l’abattoir et vice versa ; le chargé de conflit Boubacar Kanté assure que le frais  de déplacement des bouchers coute cher au service de l’abattoir selon lui tout peut se répercuter sur le prix de la viande ; il faut noter que l’abattoir est à peu prés à 8 KM du centre ville de Labé .

AOB

 

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