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Actualité: L’accord du GOHA avec les autorités sénégalaises manque de poids

 L’accord du GOHA avec les autorités sénégalaises sur l’échange des marchandises  à la frontière semble ne pas avoir du poids a tous les niveaux, c’est le sentiment qui  ressort d’un entretiens avec tous les acteurs du secteur  ce lundi à Labé.

Le secrétaire général du GOHA à Labé Thierno Oumar Tombon Baldé donne l’impression que le Sénégal a trahi : écoutez nous avons le sentiment que le Sénégal a trahi la convention, sinon la décision voudrait qu’il y ait échange de marchandise à la frontière, depuis c’est sont eux seulement qui envoient jusqu’à  la frontière, nos marchandise ne vont pas , et même le peu de marchandise qui vient de Dakar jusqu’à la frontière c’est à la charge du marchand guinéen qui a fait la commande, donc ça n’arrange pas les commerçants guinéens donc l’initiative c’était d’aider nos commerçants à écouler leur marchandises ou nos produits locaux . vue que la mesure n’arrange pas, nous avons décider d’arrêter d’abord jusqu’à ce qu’il y ait implication des autorités pour son application comme le Sénégal avait accepté la mesure , déjà dans une rencontre avec tous les acteurs de l’axe ce qui a été dit ; donc tout le monde est unanime. Nous avons pensé que comme le président du GOHA a rencontré l’ambassadeur du Sénégal en Guinée du coup il a trouvé la mesure nécessaire avant de saisir sa hiérarchie au pays qui a également accepté, mais sans faire parvenir de document à qui de droit c’est-à-dire les douaniers à la frontière. Nous savons que les autorités guinéennes ont mené les mêmes démarches auprès du Sénégal qui a refusé d’obtempérer. Donc je suis navré du fait que on a pas parlé de la situation de façon ouverte a Dakar lors de la francophonie, François Hollande a dit à Macky sall ce qu’il faut mais les citoyens guinéens ne sont pas satisfaits .
Elhadj Maladho Zawia Diallo le secrétaire général du syndicat des transporteurs de Labé est ferme : je pense que dans cette situation nous sommes vite aller en besogne avec la précipitation de courir vers la frontière alors que moi je considère comme une simple promesse non officielle , si les autorités sénégalaises avait vraiment accueilli la nouvelle à cœur ouvert, elles pourraient directement envoyés les documents ou les messages a leur douanier postés à la frontière pour faciliter la tache . Tous les douaniers sénégalais saisis au téléphone par le syndicat nous ont dit qu’ils n’ont reçu aucun ordre dans ce sens, le peu d’échange de marchandises qui s’est effectué c’est en territoire guinéen, les camions sénégalais sont autorisés de franchir la borne qui marque la limite entre les 2 pays pour débarquer des marchandises en destination de la guinée, mais eux n’ont jamais accepté cet échange il faut se dire la vérité, donc la mesure n’a pas été effective coté sénégalais, il profite de cet accord pour aider leur compatriote à écouler  mais nous jamais. Ce qui m’anime aujourd’hui que  tous les guinéens s’abstiennent de forcer la route vers le Sénégal, ce qui n a pas tué les sénégalais ne nous tuera point, aujourd’hui si 10 guinéens souffrent à cause de la fermeture de la frontière, je peux affirmer sans risque d’être démenti que 20 ou 30 sénégalais souffrent, la période là va passer sans doute , nous devons retenir un chose ce n’est la proximité qui donne Ebola, un exemple les Etats unis ne sont pas voisins d’un pays touché par Ébola comme la guinée, mais Ebola a franchis donc en toute chose il faut beaucoup de réflexion et de retenue. Ce n’est pas le senegal qui assure la destinée de la Guinée
 Maitre Amadou Bailo Barry ; chauffeur qui rentre d’un voyage de la frontière explique les circonstances dans lesquelles la transaction se passe : je suis revenu avant-hier, mais la situation n’est pas bonne actuellement, la stigmatisation est forte au point d’échange, imaginez les camions qui envoient la marchandise , il faut préciser  que les échanges s’effectuent en territoire guinéen et non sénégalais, ça veut dire ils ont peur d’Ebola mais ils ont besoin de l’argent qui vient de la guinée. Ce qui m’a impressionné ces camions viennent même avec  même les portes feuilles recensés à diawbhè, si 10 viennent il faut que 10 seulement retournent si y a 1 de plus  tous retourneront jusqu’à ce qu’ils retrouvent l’intrus ou l’infiltré, moi je pense que à partir du moment où on se côtoie pour échanger de marchandise on peut vivre ensemble encore, moi je pense que la solution c’est d’attendre jusqu’à ce que la frontière rouvre , je partage l’avis du  syndicat, peut être avec la francophonie le président Alpha condé va dire les 4 vérités a Macky Sall.
Mody Sarifou Sengouma est propriétaire de camions et commerçant de l’axe également : écoutez y a pas d’avantage d’aller vide à la frontière pour charger quelques tonnes de sel et des carton de lait en poudre, moi un des camions est parti  il  ya quelques jours est venu avec des pannes,  avec 2 pneus usé c’est plus cher que ce que nous devons avoir . la situation a été profitable au sénégalais ,vous savez les marchandises qui viennent du Sénégal, on verse l’argent par transaction bancaire avant livraison , beaucoup d’entre nous avaient verser depuis longtemps à l’usine pour des laits en poudre ou du sel, comme la frontière est restée fermée longtemps les commerçants ont réclamé leur due en attendant de voir clair, les usines ayant utilisé l’argent à d’autres fins, donc pour soulager les guinéens ils ont décidé d’envoyer la marchandise jusqu’à la frontière à défaut de vouloir retourner l’argent, c’est ça la verité, mais la souffrance c’est partout : par exemple le lait en boite qui vient du port de Banjul en provenance de la hollande où des habits venant de l’Asie, tout est bloqué. Aujourd’hui c’est devenue une maladie économique , par exemple le dédouanement au port de Banjul est profitable à l’Etat gambien aujourd’hui eux aussi pleurent, parce que les guinéens utilisent le port de Banjul 3 fois que les gambiens, les camions qui quittent  Banjul a destination de guinée sont innombrables, donc ce n’est pas nous seulement qui pleurons c’est tout le monde, même les pays d’où viennent la marchandise.
Aujourd’hui la solution c’est de créer un marché hebdomadaire à l’image de diawbhè en Guinée et faire tout pour alléger les frais de dédouanement au port de Conakry, par ce que le Sénégal et la Gambie font le dédouanement a promotionnelle une façon de nous attirer. Moi je n’irai plus au Sénégal ou Gambie tant que la situation  ne se normalise pas :
Nous avons donner la parole en fin a ndiaye Abdoulaye de la communauté sénégalaise à Labé lui aussi reconnait la souffrance que traverse tout le monde : moi aussi je sais que tout le monde souffre, par exemple notre parent qui est mort à Labé ici pouvait rentrer avant de mourir si y avait de route, ensuite moi-même je devrais aller pour des raisons de famille mais ça n a pas marcher faute de route donc on va s’abstenir.
Presque tous les citoyens sont unanimes de rester tranquille jusqu’à ce que les frontières soient ouvertes, pour certains avec la francophonie a Dakar , le Sénégal ne tardera pas à ouvrir, pour d’autres le GOHA a déclenché une action importante mais elle n’a pas été à la mesure de l’espérance.

AOB

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