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Actualité – Loi sur l’INIDH: Les Ong de défense des droits de l’Homme dénoncent une mascarade

La Coordination des organisation de défense des droits l’Homme a organisée une conférence ce 9 janvier, pour dénoncer le « tripatouillage » de la loi 008/2011/CNT portant sur la mise en place de l’INIDH.

La Coddh (Coordination des organisation de défense des droits l’Homme) a organisée une conférence ce vendredi 9 janvier, pour dénoncer le « tripatouillage » de la loi 008/2011/CNT. Cette lois porte sur la mise en place de l’Institution nationale indépendante des droits de l’Homme (INIDH) et aussi faire le point sur les violences « gratuites » qui se sont suivies, après le meeting de l’opposition, tenu le 7 janvier dernier.
Sur la supposée altération de la loi, Nouhan Traoré, président de l’Ong Afridho, membre de la commission estime que l’Inidh dont les membres ont prêtés serment le 8 janvier est dépourvu de toute légalité et de crédibilité. Du coup elle n’a aucun fondement juridique. Car pour promulguer la loi, le président Alpha Condé à contournée l’Assemblée nationale pour la soumettre directement à la Cour Suprême et celle-ci la déclarée conforme à la Constitution. « C’est une démarche illégale ». La Coddh dénonce ce qu’elle appelle  » une violation du principe de séparation des pouvoirs ». Le choix des membres de l’institution a aussi irrité les organisations de défense des droits de l’homme : « Les entités devraient choisir démocratiquement leurs représentants. Mais ils ont procédé par favoritisme ».
La Coddh invite l’Assemblée nationale à enquêter pour identifier les auteurs du tripatouillage; et lui, compte saisir les tribunaux pour faire valoir le droit. Mais aussi saisir la Cour de justice de la CEDEAO, la Commission Africaine des droits de l’homme et le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies auquel d’ailleurs, la Coddh demande de ne pas accréditer les élus guinéens.
S’agissant de la répression du meeting, Thierno Souleymane Baldé, président de la Coordination invite l’Etat à faire preuve de responsabilité. Car en dépit de la promesse tenue sur les ondes, par les responsables de la police et de la gendarmerie à n’utiliser que des armes conventionnelles pour la répression, on a enregistré des blessés par balles. Me Baldé  certifie même avoir déposé des blessés par balle à l’hôpital Donka. Et dit s’être rendu à la clinique Ambroise paré, pour voir les gendarmes blessés, mais on lui a fait savoir qu’ils sont rentrés chez eux.

Oumar Diallo

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