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Réforme de la police au service du citoyen : série de dialogues entre femmes, jeunes leaders et cadres de la police

La salle des conférences de la Maison de la Justice de Labé abrite depuis ce samedi, 11 mai 2019, dans la matinée, une série de dialogues entre les femmes, les jeunes leaders et les cadres de la police chargés de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfant et des Mœurs (OPROGEM).

C’est une initiative qui vise à favoriser la collaboration entre les femmes, les jeunes leaders et la police en vue d’une bonne sécurité communautaire à travers la restauration de la confiance entre les citoyens et les policiers. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet «partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen.»
En souhaitant la bienvenue aux participants, le commissaire central de police, Ousmane Fofana a indiqué qu’avant ce programme de réforme de son secteur, ce sont les citoyens qui avaient l’habitude de venir vers la police.
« Avec les réformes des services de sécurité, nous voulons que la police maintenant vienne vers vous. Vous êtes les sujets et les acteurs de votre propre sécurité. Le climat de méfiance qui existait entre nous va céder la place à un climat de confiance entre nous à travers ce dialogue entre la police et vous. Ce qui va nous permettre de lutter ensemble contre la criminalité et la délinquance dans le quartier » a déclaré l’officier de police.
La lutte contre le banditisme et la criminalité ne saurait réussir sans la collaboration effective des citoyens dans les quartiers, insiste le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé, Ansoumane Douno.
« Nous savons que les malfaiteurs sont parmi nous. Il est curieux que quand les gens commettent des infractions qu’on ne les retrouve pas. Alors qu’au temps du premier régime dès que quelqu’un commettait une infraction, la population était là à aider la police et la gendarmerie pour retrouver les auteurs. Et même si les gens venaient d’une famille, la famille-même essayait de dénoncer la personne en question » rappelle le magistrat parquetier de Labé.
Pour le préfet de Labé, Elhaj Safioulahi Bah, cette question de police de proximité est une initiative qui a fait ses preuves ailleurs.
« Quand il y a un crime, on appelle les gens qui sont témoins à venir auprès de la police anonymement dénoncer ou dire ce qu’ils ont vécu. Les gens ont le courage de le faire parce qu’ils ont peur d’être victime de ce que leurs voisins ont subi » explique le préfet de Labé.
A l’issue de cette série de dialogue, près de 120 leaders communautaires dont 60 femmes seront informés sur les problématiques de la sécurité et les violences basées sur le genre dans la préfecture de Labé.

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